Le liseur, Bernhard Schlink

Publié le par Mademoiselle Swann

 
3/5

Résumé:
Michaël, jeune lycéen, tombe amoureux d'Hanna, une femme de vingt ans plus âgée que lui. Entre eux va se mettre en place un rituel: chauq ejour il va lui faire la lecture à voix haute. Mais, un jour, elle disparait brusquement, sans aucune explication. Michaël poursuit sa vie d'étudiant, et dans le cadre de ses études de droit il est amené à participer au procès de cinq femmes S.S parmi lesquelles Hanna qui se défend très mal face à ses juges. Il comprend alors qu'elle cache un lourd secret et des années plus tard il décide d'écrire leur histoire.

Citations:
"Elle n'avait pas de famille. Elle avait trente-sis ans. Tout cela, elle en parlait comme si ce n'était pas sa vie, mais celle de quelqu'un d'autre qu'elle ne connaissait pas et qui ne la concernait pas. Quand je voulais en apprendre davantage, souvent elle ne se rappelait pas..."

"Cet été-là fut la descente en vol plané de notre amour. Ou plutôt de mon amour pour Hanna; de son amour pour moi, je ne sais rien."

"...je savais bien que je trahissais Hanna en faisant semblant de confier à mes amis ce qui comptait dans ma vie sans leur parler d'elle."

"Non que j'ai oublié Hanna. Mais au bout d'un certain temps, mon souvenir d'elle cessa de m'accompagner. Elle resta en arrière comme une ville quand le train repart. Elle est là quelque part derrière vous, on pourrait s'y rendre et s'assurer qu'elle existe bien. Mais pourquoi ferait-on cela?"

"Je fus effrayé. Je m'aperçus que je ressentais l'incarcération d'Hanna comme naturelle et justifiée. Non pas à cause de la gravité de l'accusation ou du poids des présomptions, dont je ne savais encore rien de précis, mais parce que en cellule elle était ôtée de ma vie, enlevée de mon univers. Je la voulais très loin de moi, suffisamment inaccessible pour qu'elle demeure le simple souvenir qu'elle était devenue et restée pour moi ces dernières années."

"Je me rappelais alors que j'avais soufflé sur cette épaule pour en écarter les cheveux, que j'avais embrassé ce cou et ce grain de beauté. Mais ce souvenir, je ne faisais que l'enregistrer, je ne ressentais rien."

"Je voulais à la fois comprendre et condamner le crime d'Hanna. Mais il était trop horrible pour cela. Lorsque je tentais de le comprendre, j'avais le sentiment de ne plus le condamner comme il méritais effectivement de l'être. Lorsque je le condamnais comme il le méritait, il n'y avait plus de place pour la compréhension."

"J'aurais dû en fait montrer Hanna du doigt. Mais ce doigt m'aurait visé aussi. Je l'avais aimée. Je ne l'avais pas seulement aimée, je l'avais choisie."

Mon avis:
    
Le contexte de ce roman: l'après seconde guerre mondiale donne tout le relief de ce roman qui m'a quelques peu lassé. Le livre devient un peu plus intérressant et vivant à partir de la deuxième partie. Le style est franchement tiré par les cheveux, peut-être que la traduction n'est pas à la hauteur mais les tournures de phrases étaient parfois floues, ce qui rendait le récit parfois difficile à saisir.
Je ne suis pas du tout rentrée dans l'histoire, que j'ai trouvée trop superficielle surtout lorsqu'on décide de s'attaquer au sujet de l'holocauste, il me semble que l'auteur est resté à la surface d'un thème qui mérite justement qu'on s'y interesse de plus près.
Concernant cette période de l'histoire, je commence à penser qu'il vaut mieux s'attacher à lire des témoignages et des documentaires plutôt que des récits imaginaires car j'ai également été déçue par "Un secret" de Philippe Grimbert dont le thème est également celui de l'holocauste...Il est vrai que le sujet est sensible et tellement lourd qu'il est impossible selon moi d'en retranscrire toute l'horreur sans l'avoir vécu même si on peut saisir toute l'abomination de ces années noires, on ne pourra pas, je pense mettre de mots assez forts sur le ressenti de toutes ces personnes qui ont souffert, qui ont péri ou vu périr des proches et qui ont capté le regard de leurs bourreaux. 

Biographie de l'auteur:

Il est né le 6 juillet 1944 et à grandit à Heidelberg en Allemagne au sein d'une famille protestante. Son père était pasteur et professeur de théologie à l'université, sa mère, suisse allemande, était son étudiante.
Bernhard a fait des études de droit.
Auteur de romans policiers, et du best-seller "
Le liseur", il est aussi juge au tribunal constitutionnel de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et professeur d'histoire du droit public à Berlin.

Bibliographie
Le liseur
Brouillard sur Mannheim
Amours en fuite 2001 Le nœud gordien 
Un hiver à Mannheim 
Amours en fuite
La fin de Selb 
La circoncision
Le retour

Publié dans Lectures 2008...

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