La marque de Windfield, Ken FOLLETT

Publié le par Mademoiselle Swann


3/5

Résumé:
Le récit se déroule au XIXe siècle, à Londres, les Pilaster sont une famille de riches banquiers, au coeur de laquelle, les querelles pour le pouvoir, l'argent et la gloire font rage. Et autour d'eux gravitent des personnages multiples, bienfaisants ou malfaisants, riches ou pauvres, de la bonne société ou du ruisseau.
Au centre de l'histoire: la noyade inexpliquée d'un jeune garçon au collège de Windfield, accident ou meurtre? D'autres drames vont ébranler les existences de chacun, au rythme de leurs amours et de leurs haines.

Citations:
"Ils affirmaient vouloir prendre l'air et faire un peu d'exercice, mais le parc était avant tout un endroit pour voir et être vu."

"[...] elle regrette encore ce que Strang aurait pu lui donner: titre, demeure ancestrale, vie de loisirs sans fin, richesse sans travailler. Mais ce n'est pas ce que Strang lui offrait réellement. Il lui offrait l'amour. Voilà ce qu'elle avait vraiment perdu. Et rien ne compenserait jamais cela."

"A un moment, elle se demanda si elle ne risquait pas de mettre en péril l'établissement sur lequel elle fondait tous ses espoirs et tous ses projets.Mais c'est ridicule. La banque Pilaster était extrêmement riche: rien de ce qu'elle pourrait faire ne la menacerait jamais."

Mon avis:
Après avoir lu Le pays de la liberté du même auteur, je renforce ma critique selon laquelle l'auteur se noie un peu dans le roman à l'eau de rose. Dans le livre précédemment cité cela m'avait déjà un peu dérangée et je retrouve les mêmes clichés dans La marque de Windfield: Il était une fois, deux êtres que tout semble opposer et pourtant l'amour est plus fort, mais le destin les sépare cruellement jusqu'à ce que l'amour triomphe enfin...ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfant.
Il y a les bons et les méchants, les méchants finissent par être punis et les bons triomphent, les amoureux perdus se retrouvent, des rebondissements qui finalement n'en sont pas puisqu'on les devinent et une fin que l'on supposait depuis le début du roman.
J'aime le côté splendeur du passé, valeurs anciennes d'une société révolue avec ses codes et ses règles; ces femmes bien apprêtées, les salons où la haute société se rencontre autour d'un thé, les fiacres, les grandes robes, les haut-de -forme..tout ce qui nous plonge dans cette société d'un siècle passé. L'histoire n'est pas dénuée d'intérêt mais trop de poncifs à mon goût. La trame du récit et les bases de l'histoire semblent répétitifs quand on a déjà lu
Le pays de la liberté: trahisons, manipulations, amours impossibles. J'ai retrouvé plus ou moins le même type de personnages, les mêmes complots, les mêmes clichés de l'amour éternel malgré les barrières qui se dressent...
Alors, petit conseil, lisez soit
Le pays de la liberté, soit La marque de Windfield mais en lisant les deux vous allez croire que vous tournez en rond ou que vous lisez le même livre! Dommage l'époque où se déroulait le roman me plaisait bien...
Finalement le style est un peu pauvre et l'histoire un peu trop tournée vers le drame romantique. Point positif: c'est facile à lire... 


Biographie de l'auteur:


Il est né à Cardiff au Pays de Galles le 5 juin 1949. Ainé de trois enfants, ses parents très pieux, l'ont élevé dans une relative austérité: pas de télévision, pas de cinéma ni de radio. Sa seule distraction est alors la lecture.
Il suit des études de philosophie à Londres et jongle entre ses cours et son rôle de jeune père de famille.
Il s'interesse également à la politique.
Suite à ses études de philosophie, il entreprend des études de journalisme. Durant son temps libre, il écrit puis quitte finalement le journalisme pour se consacrer à son métier d'écrivain.
Son premier succès, "L'arme à l'oeil", publié en 1978, reçû le prix "Edgar".
Après cinq premiers romans d'espionnage, il change de direction en 1989 avec "Les piliers de la terre", une fresque historique qui connait un grand succès.
Une grande place dans sa vie est égalemnt accordée à la musique et à sa communauté dans laquelle il s'investit beaucoup.

Bibliographie:

Un monde sans fin
Peur blanche
Le vol du frelon
Le réseau corneille
Code zéro
Apocalypse sur commande
Le troizième jumeau
Le pays de la liberté
La marque de Windfield
La nuit de tous les dangers
Les piliers de la terre
Les lions du Panshir
Comme un vil d'aigle
L'homme de Saint-Petersbourg
Le code Rebecca
Triangle
L'arme à l'oeil

Publié dans Lectures 2008...

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