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Résumé:
Dans ce complément à son plaidoyer contre la peine de mort: Le dernier jour d'un condamné, Victor Hugo retrace en quelques pages le parcours de Claude Gueux de sa
vie misérable à son exécution sous la guillotine.
Claude Gueux fait partie du peuple , de ce peuple qui à l'époque meurt de faim, n'a accès à aucune éducation. Claude Gueux a volé pour nourrir les siens il est condamné a une peine de prison très
lourde. Une prison où l'on travaille pour gagner sa maigre pitance. Claude Gueux y est très respecté des autres prisonniers, il a plus d'autorité sur eux que n'importe quel geôlier ce qui dérange
grandement le directeur de l'atelier, M.D, où travaille Claude Gueux, il est jaloux, haineux envers cet homme qui n'a pourtant rien. Il créé un fort lien amical avec Albin, un jeune
homme qui lui offre une partie de sa ration de pain lorsqu'il a faim. Mais M.D, va bientôt lui prendre la seule richesse qu'il possédait: son ami. Claude va alors lui demander de lui rendre son
ami, il va le menacer puis le supplier, et il finit par le tuer. Mais pourquoi est-il devenu un voleur puis un meurtrier, voilà la question que pose Victor Hugo. Peut-on affamer quelqu'un, le
laisser dans l'ignorance de tout, l'humilier, le faire souffrir, l'avilir sans qu'il y ait de conséquences, sans que celui-ci finisse par réagir, par désespoir?
Citations:
"L'entêtement sans l'intelligence, c'est la sottise
soudée au bout de la bêtise et lui servant de rallonge."
"L'oeil d'un homme est une fenêtre par laquelle on voit des pensées qui vont et viennent dans sa tête."
"La popularité ne va jamais sans la défaveur. L'amour des esclaves est toujours doublé de la haine des maîtres."
"Car un homme n'est plus un homme là, c'est un chien, on le tutoie."
"On avait choisi ce jour-là pour l'exécution, parce que c'était jour de marché, afin qu'il y eût le plus de regards possible sur son passage; car il paraît qu'il y a encore en France des
bourgades à demi sauvages où, quand la société tue un homme, elle s'en vante."
Mon
avis:
Un court récit qui fait encore réfléchir à l'heure actuelle. Peut-on parquer des gens comme des bêtes dans des cités de béton, les rejeter pour leur religion, leur
couleur de peau, leur fermer les portes d'écoles prestigieuses par manques de moyen, leur refuser du travail parce-que leur nom, leur adresse ne correspond pas au profil...sans qu'ils réagissent
avec les moyens qu'ils ont?
Bien-sûr on ne peut pas tout excuser aussi simplement mais il faut quand même se pencher sur la question, me semble-t-il? Je ne peux pas croire que parmi tous ces jeunes dans les cités françaises
il n'y en ai pas une majorité qui ait les capacités à faire des études correctes et parmi eux encore, je suis persuadée que si ce n'était pas une question d'argent, de passe-droits, une
poignée d'entre eux pourraient intégrer de prestigieuses écoles.
Mais voilà, on les considère comme des étrangers parce qu'ils ont des parents voire des grand-parents qui sont nés hors de France, on les parque dans des cages de bétons, on les fait grandir au
milieu de ces tours, pour se laver les mains de tout çà on a créé les ZEP, le RMI, les allocations en tout genre mais à la base, certains auraient plutôt aimé un travail, un logement décent, un
cadre un peu plus humain pour élever leurs enfants plutôt que devenir des assistés du système. Pourquoi l'argent que l'on a dépensé dans ces tours, ces aides...on ne l'a pas dépensé à les
intégrer comme s'ils avaient toujours été ici parmi nous, pourquoi on ne leur a pas offert des cours de français, quelques leçons d'éducation citoyenne comme on le fait pour les enfants du
primaire...
Je ne suis pas politique, je suis peut-être idéaliste...mais les propos de Victor Hugo restent d'actualité même s'il ne s'agit plus de se battre contre la peine de mort, abolie en 1981 seulement
en France!
J'entends certaines personnes dirent qu'il y a trop d'aides pour ces personnes alors que d'autres triment, ce n'est pas faux mais qui a fait d'eux des assistés? Le gouvernement, comme on a fait
du peuple des ignorants, des illettrés à l'époque de Victor Hugo. Oui, il y a des assistés qui profitent du système, sûrement, mais est-ce qu'un jour on les a aidé à faire autrement, est-ce qu'on
leur a montré une autre voie, qu'est-ce qu'on a fait pour leur créer un meilleur avenir?
La précarité comme cause de certaines délinquances et pas uniquement le contraire!
Biographie de l'auteur:
Ecrivain français né à
Besaçon le 29 février 1802, il est mort à Paris le 22 mai 1855.
Fils de Léopold et Sophie Hugo, il passe son enfance dans la maison des Feuillantines à Paris. Il passe l'année 1811 à Madrid avec ses deux frères et sa mère, où Mr Hugo a été promu général avant
de retourner vivre dans la maison familiale.
Sa vocation remonte à son enfance, âgé de quatorze ans, Victor Hugo écrit "Je veux être Chateaubriand ou rien".
En 1919, il est couronné par l'Académie des jeux Floraux et fonde avec ses frères, la revue Le Conservateur
littéraire qui durere jusqu'en mars 1821. En 1820 la première version de son premier roman
Bug-Jargal est publié.
Le 8 juin 1822, il publie son premier recueil poétique: Odes et Poésies diverses et en octobre il épouse Adèle Foucher, son amie d'enfance avec qui il aura cinq enfants.
En 1827, il publie Cromwell, dont la Préface est une critique à la tragédie classique.
Avec Hernani, qui fut un triomphe sur la scène de la Comédie-Française en 1830, la gloire de Hugo s'impose définitivement et marque la victoire du romantisme sur le classique.
A partir de 1833, Victor Hugo entretient une relation avec Juliette Drouet qui lui apportera amour et réconfort jusqu'à la fin de sa vie.
En 1841, il accède à l'Académie française.
Après l'échec de son drame épique Les Burgraves en 1843, il renonce au théâtre. Cette même année, sa fille Léopoldine meurt noyée avec son mari.
Il participe de plus en plus à la vie politique et en 1848, il est élu sur une liste de droite et fonde le journal L'Evénement, qui soutient la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à la
présidence de la République. En 1849, il rompt avec le parti conservateur et en 1851 il essaie d'organiser la résistance au coup d'état et doit fuir en Belgique. Sous le second empire il vit
en exil à Bruxelles, à Jersey puis à Guernesey. Durant ces vingt années difficiles de 1851 à 1870 il continue à écrire et être publié.
Devenu ardemment républicain, il ne cesse de dénoncer le nouveau régime et refuse l'amnistie que lui accorde Napoléon III en 1859.
Après la chute du second empire et l'avènement de la Troisième République, Victor Hugo revient en France et est élu à l4assemblée nationale qui siège à Bordeaux, où il va donner sa démission de
député en pleine séance. Battu aux élections suivantes, il sera élu sénateur de Paris en 1876.
Déçu par l'orientation du nouveau régime il repart durant une année entière à Guernesey puis se mêlera de moins en moins à la vie politique. Il continue à écrire mais à un rythme moins soutenu
que lors de ses années d'exil.
Le 22 mai 1885 il meurt, après des funérailles nationales, il est transporté au Panthéon.
Victor Hugo a été le plus populaire des écrivains de son époque.
Bibliographie:
Théâtre
1827 Cromwell
1828 Amy Robsart
1830 Hernani
1831 Marion Delorme
1832 Le Roi s'amuse
1833 Lucrèce Borgia
1833 Marie Tudor
1835 Angelo, tyran de Padoue
1838 Ruy Blas
1843 Les Burgraves
1882 Torquemada
1886 Théâtre en liberté (posthume)
Romans
1820
Bug-Jargal
1823 Han
d'Islande
1829 Le Dernier Jour
d'un condamné
1831 Notre-Dame de
Paris
1834 Claude Gueux
1862 Les
Misérables
1866 Les Travailleurs
de la mer
1869 L'Homme qui
rit
1874
Quatrevingt-treize
Poésies
1822 Odes et poésies
diverses
1824 Nouvelles
Odes
1826 Odes et
Ballades
1829 Les
Orientales
1831 Les Feuilles
d'automne
1835 Les Chants du
crépuscule
1837 Les Voix
intérieures
1840 Les Rayons et les
ombres
1853 Les
Châtiments
1856 Les
Contemplations
1859 Première série de
la Légende des Siècles
1865 Les Chansons des
rues et des bois
1872 L'Année
terrible
1877 L'Art d'être
grand-père
1877 Nouvelle série de
la Légende des Siècles
1878 Le
Pape
1879 La Pitié
suprême
1880 L'Âne
1880 Religions et
religion
1881 Les Quatre Vents
de l'esprit
1883 Série
complémentaire de la Légende des Siècles
Recueils posthumes :
1886 La Fin de
Satan
1891 Dieu
Autres textes:
1834 Étude sur Mirabeau
1834 Littérature et philosophie mêlées
1842 Le Rhin
1852 Napoléon le Petit (pamphlet)
1855 Lettres à Louis Bonaparte
1864 William
Shakespeare
1867
Paris-Guide
1874 Mes
Fils
1875 Actes et paroles - Avant l'exil
1875 Actes et paroles - Pendant l'exil
1876 Actes et paroles - Depuis l'exil
1877 Histoire d'un crime - 1ère partie
1878 Histoire d'un crime - 2ème partie
1883 L'Archipel de la Manche
Œuvres posthumes:
1887 Choses vues - 1ère série (mémoires et
commentaires pris sur le vif, le titre n'est pas de Victor Hugo)
1890 Alpes et Pyrénées
1892 France et Belgique
1896 Correspondances - Tome I
1898 Correspondances - Tome
II
1900 Choses vues - 2eme série
1901 Post-scriptum de ma vie
1934 Mille Francs de récompense
1951 Pierres