Lectures 2008...

Mercredi 19 novembre 2008

8/10

Résumé:
Fleur de Lis est né dans une famille de paysans chinois, elle grandi selon les règles et les traditions de son pays. Les filles étant des fardeaux au sein de leur famille, le seul but est de les marier pour qu'elles quittent le foyer et soient alors à la charge de la belle-famille, le but étant de les lier avec le meilleur parti possible.
Fleur de Lis et Fleur de Neige, qui vit dans un village voisin sont nées le même jour, à la même heure et grâce à leurs grandes similitudes elles seront liées pour la vie comme deux soeurs de leur enfance jusqu'à leur mort. Ces deux petites filles vont donc grandir côte à côte, elles vont connaître le rite barbare du bandage des pieds, qui consiste à déformer leurs pieds afin qu'ils deviennent les plus petits possibles et épousent une forme de "Lys doré".
Elles vont se suivre encore dans les préparatifs de leur futur mariage, puis tout au long de leur vie d'épouse et de mère. Mais ce lien éternel va devoir résister à bien des tourments!

Citations:
"Elle me considérait comme toutes les mères considèrent leurs filles-à savoir comme une visiteuse de passage qu'il allait falloir nourrir et habiller jusqu'à ce que je parte vivre dans la famille de mon mari."

"Je connaissais le mot et savais ce qu'il désignait. Le lien des laotong diffère totalement de celui qui existe au sein d'un petit groupe de soeurs adoptives. Plus rare et plus électif, il unit deux jeunes filles originaires de deux villages différents pour leur vie entière, tandis que les relations des soeurs adoptives prennent fin avec leur mariage."

Pour que mes pieds soient considérés comme parfaits, il fallait qu'ils obéissent après le bandage aux sept critères suivants: ils devaient être minuscules, étroits, élancés, pointus et cambrés, tout en restant parfumés et doux au toucher. Parmi tous ces attributs, la taille est déterminante. L'idéal est de sept centimètres-environ la longueur d'un pouce."

"Le but était que mes orteils et mon talon finissent par se rejoindre, aménageant entre eux une fente tout en dégageant mon gros orteil, sur lequel j'allais prendre appui pour marcher."

Mon avis:
J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, pour l'histoire bien sûr mais surtout pour le puits d'informations que recèle ce livre sur les traditions en Chine au XIXème siècle, ses règles et la place de la femme au sein de la société. On apprend beaucoup notamment sur le rite barbare du bandage des pieds et sur le nu shu, l'écriture des femmes.
En dehors de cela, le petit bémol serait pour les personnages qui nous tiennent à distance tout au long du livre, ainsi on a un peu de mal à s'attacher à eux et donc à être vraiment touchés par leur destin mais ce point est compensé par tout ce que nous enseigne le livre.


Biographie de l'auteur:
Née à Paris le 12 février 1955, elle a grandi à Los Angeles, au sein de la communauté chinoise.
Elle a débuté sa carrière en tant que journaliste et son premier livre "On gold montain", publié en 1995, sont les mémoires de ses ancêtres qui ont immigrés de Chine vers les Etats-Unis, dans le sud de la Californie.
Elle a été nommée Femme de l'Année par l'Organisation des Femmes Chinoises en 2001.
Son roman
Fleur de neige, publié en 2006, a été traduit dans 23 pays.

Bibliographie:
2000  La mort scarabée
2006 
Fleur de neige
2008  Le pavillon des pivoines
Et d'autres non traduits en français à ce jour...
Par Mademoiselle Swann
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Mardi 21 octobre 2008


6/10

Résumé:
Le récit se déroule au XIXe siècle, à Londres, les Pilaster sont une famille de riches banquiers, au coeur de laquelle, les querelles pour le pouvoir, l'argent et la gloire font rage. Et autour d'eux gravitent des personnages multiples, bienfaisants ou malfaisants, riches ou pauvres, de la bonne société ou du ruisseau.
Au centre de l'histoire: la noyade inexpliquée d'un jeune garçon au collège de Windfield, accident ou meurtre? D'autres drames vont ébranler les existences de chacun, au rythme de leurs amours et de leurs haines.

Citations:
"Ils affirmaient vouloir prendre l'air et faire un peu d'exercice, mais le parc était avant tout un endroit pour voir et être vu."

"[...] elle regrette encore ce que Strang aurait pu lui donner: titre, demeure ancestrale, vie de loisirs sans fin, richesse sans travailler. Mais ce n'est pas ce que Strang lui offrait réellement. Il lui offrait l'amour. Voilà ce qu'elle avait vraiment perdu. Et rien ne compenserait jamais cela."

"A un moment, elle se demanda si elle ne risquait pas de mettre en péril l'établissement sur lequel elle fondait tous ses espoirs et tous ses projets.Mais c'est ridicule. La banque Pilaster était extrêmement riche: rien de ce qu'elle pourrait faire ne la menacerait jamais."

Mon avis:
Après avoir lu Le pays de la liberté du même auteur, je renforce ma critique selon laquelle l'auteur se noie un peu dans le roman à l'eau de rose. Dans le livre précédemment cité cela m'avait déjà un peu dérangée et je retrouve les mêmes clichés dans La marque de Windfield: Il était une fois, deux êtres que tout semble opposer et pourtant l'amour est plus fort, mais le destin les sépare cruellement jusqu'à ce que l'amour triomphe enfin...ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfant.
Il y a les bons et les méchants, les méchants finissent par être punis et les bons triomphent, les amoureux perdus se retrouvent, des rebondissements qui finalement n'en sont pas puisqu'on les devinent et une fin que l'on supposait depuis le début du roman.
J'aime le côté splendeur du passé, valeurs anciennes d'une société révolue avec ses codes et ses règles; ces femmes bien apprêtées, les salons où la haute société se rencontre autour d'un thé, les fiacres, les grandes robes, les haut-de -forme..tout ce qui nous plonge dans cette société d'un siècle passé. L'histoire n'est pas dénuée d'intérêt mais trop de poncifs à mon goût. La trame du récit et les bases de l'histoire semblent répétitifs quand on a déjà lu
Le pays de la liberté: trahisons, manipulations, amours impossibles. J'ai retrouvé plus ou moins le même type de personnages, les mêmes complots, les mêmes clichés de l'amour éternel malgré les barrières qui se dressent...
Alors, petit conseil, lisez soit
Le pays de la liberté, soit La marque de Windfield mais en lisant les deux vous allez croire que vous tournez en rond ou que vous lisez le même livre! Dommage l'époque où se déroulait le roman me plaisait bien...
Finalement le style est un peu pauvre et l'histoire un peu trop tournée vers le drame romantique. Point positif: c'est facile à lire... 


Biographie de l'auteur:


Il est né à Cardiff au Pays de Galles le 5 juin 1949. Ainé de trois enfants, ses parents très pieux, l'ont élevé dans une relative austérité: pas de télévision, pas de cinéma ni de radio. Sa seule distraction est alors la lecture.
Il suit des études de philosophie à Londres et jongle entre ses cours et son rôle de jeune père de famille.
Il s'interesse également à la politique.
Suite à ses études de philosophie, il entreprend des études de journalisme. Durant son temps libre, il écrit puis quitte finalement le journalisme pour se consacrer à son métier d'écrivain.
Son premier succès, "L'arme à l'oeil", publié en 1978, reçû le prix "Edgar".
Après cinq premiers romans d'espionnage, il change de direction en 1989 avec "Les piliers de la terre", une fresque historique qui connait un grand succès.
Une grande place dans sa vie est égalemnt accordée à la musique et à sa communauté dans laquelle il s'investit beaucoup.

Bibliographie:

Un monde sans fin
Peur blanche
Le vol du frelon
Le réseau corneille
Code zéro
Apocalypse sur commande
Le troizième jumeau
Le pays de la liberté
La marque de Windfield
La nuit de tous les dangers
Les piliers de la terre
Les lions du Panshir
Comme un vil d'aigle
L'homme de Saint-Petersbourg
Le code Rebecca
Triangle
L'arme à l'oeil

Par Mademoiselle Swann
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Mardi 14 octobre 2008


7/10


Résumé:
Dans ce complément à son plaidoyer contre la peine de mort: Le dernier jour d'un condamné, Victor Hugo retrace en quelques pages le parcours de Claude Gueux de sa vie misérable  à son exécution sous la guillotine.
Claude Gueux fait partie du peuple , de ce peuple qui à l'époque meurt de faim, n'a accès à aucune éducation. Claude Gueux a volé pour nourrir les siens il est condamné a une peine de prison très lourde. Une prison où l'on travaille pour gagner sa maigre pitance. Claude Gueux y est très respecté des autres prisonniers, il a plus d'autorité sur eux que n'importe quel geôlier ce qui dérange grandement le directeur de l'atelier, M.D, où travaille Claude Gueux, il est jaloux, haineux envers cet homme qui n'a pourtant rien. Il créé un fort lien amical avec Albin, un jeune homme qui lui offre une partie de sa ration de pain lorsqu'il a faim. Mais M.D, va bientôt lui prendre la seule richesse qu'il possédait: son ami. Claude va alors lui demander de lui rendre son ami, il va le menacer puis le supplier, et il finit par le tuer. Mais pourquoi est-il devenu un voleur puis un meurtrier, voilà la question que pose Victor Hugo. Peut-on affamer quelqu'un, le laisser dans l'ignorance de tout, l'humilier, le faire souffrir, l'avilir sans qu'il y ait de conséquences, sans que celui-ci finisse par réagir, par désespoir?

Citations:
"L'entêtement sans l'intelligence, c'est la sottise soudée au bout de la bêtise et lui servant de rallonge."

"L'oeil d'un homme est une fenêtre par laquelle on voit des pensées qui vont et viennent dans sa tête."

"La popularité ne va jamais sans la défaveur. L'amour des esclaves est toujours doublé de la haine des maîtres."

"Car un homme n'est plus un homme là, c'est un chien, on le tutoie."

"On avait choisi ce jour-là pour l'exécution, parce que c'était jour de marché, afin qu'il y eût le plus de regards possible sur son passage; car il paraît qu'il y a encore en France des bourgades à demi sauvages où, quand la société tue un homme, elle s'en vante."


Mon avis:

Un court récit qui fait encore réfléchir à l'heure actuelle. Peut-on parquer des gens comme des bêtes dans des cités de béton, les rejeter pour leur religion, leur couleur de peau, leur fermer les portes d'écoles prestigieuses par manques de moyen, leur refuser du travail parce-que leur nom, leur adresse ne correspond pas au profil...sans qu'ils réagissent avec les moyens qu'ils ont?
Bien-sûr on ne peut pas tout excuser aussi simplement mais il faut quand même se pencher sur la question, me semble-t-il? Je ne peux pas croire que parmi tous ces jeunes dans les cités françaises il n'y en ai pas une majorité qui  ait les capacités à faire des études correctes et parmi eux encore, je suis persuadée que si ce n'était pas une question d'argent, de passe-droits, une poignée d'entre eux pourraient intégrer de prestigieuses écoles.
Mais voilà, on les considère comme des étrangers parce qu'ils ont des parents voire des grand-parents qui sont nés hors de France, on les parque dans des cages de bétons, on les fait grandir au milieu de ces tours, pour se laver les mains de tout çà on a créé les ZEP, le RMI, les allocations en tout genre mais à la base, certains auraient plutôt aimé un travail, un logement décent, un cadre un peu plus humain pour élever leurs enfants plutôt que devenir des assistés du système. Pourquoi l'argent que l'on a dépensé dans ces tours, ces aides...on ne l'a pas dépensé à les intégrer comme s'ils avaient toujours été ici parmi nous, pourquoi on ne leur a pas offert des cours de français, quelques leçons d'éducation citoyenne comme on le fait pour les enfants du primaire...
Je ne suis pas politique, je suis peut-être idéaliste...mais les propos de Victor Hugo restent d'actualité même s'il ne s'agit plus de se battre contre la peine de mort, abolie en 1981 seulement en France!
J'entends certaines personnes dirent qu'il y a trop d'aides pour ces personnes alors que d'autres triment, ce n'est pas faux mais qui a fait d'eux des assistés? Le gouvernement, comme on a fait du peuple des ignorants, des illettrés à l'époque de Victor Hugo. Oui, il y a des assistés qui profitent du système, sûrement, mais est-ce qu'un jour on les a aidé à faire autrement, est-ce qu'on leur a montré une autre voie, qu'est-ce qu'on a fait pour leur créer un meilleur avenir?

La précarité comme cause de certaines délinquances et pas uniquement le contraire!

Biographie de l'auteur:
Ecrivain français né à Besaçon le 29 février 1802, il est mort à Paris le 22 mai 1855.
Fils de Léopold et Sophie Hugo, il passe son enfance dans la maison des Feuillantines à Paris. Il passe l'année 1811 à Madrid avec ses deux frères et sa mère, où Mr Hugo a été promu général avant de retourner vivre dans la maison familiale.
Sa vocation remonte à son enfance, âgé de quatorze ans, Victor Hugo écrit "Je veux être Chateaubriand ou rien".
En 1919, il est couronné par l'Académie des jeux Floraux et fonde avec ses frères, la revue
Le Conservateur littéraire
  qui durere jusqu'en mars 1821. En 1820 la première version de son premier roman Bug-Jargal est publié.
Le 8 juin 1822, il publie son premier recueil poétique: Odes et Poésies diverses et en octobre il épouse Adèle Foucher, son amie d'enfance avec qui il aura cinq enfants.
En 1827, il publie Cromwell, dont la Préface est une critique à la tragédie classique.
Avec Hernani, qui fut un triomphe sur la scène de la Comédie-Française en 1830, la gloire de Hugo s'impose définitivement et marque la victoire du romantisme sur le classique.
A partir de 1833, Victor Hugo entretient une relation avec Juliette Drouet qui lui apportera amour et réconfort jusqu'à la fin de sa vie.
En
1841, il accède à l'Académie française.
Après l'échec de son drame épique Les Burgraves en 1843, il renonce au théâtre. Cette même année, sa fille Léopoldine meurt noyée avec son mari.
Il participe de plus en plus à la vie politique et en 1848, il est élu sur une liste de droite et fonde le journal L'Evénement, qui soutient la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République. En 1849, il rompt avec le parti conservateur et en 1851 il essaie d'organiser la résistance au coup d'état et doit fuir en Belgique. Sous le second empire il vit en exil à Bruxelles, à Jersey puis à Guernesey. Durant ces vingt années difficiles de 1851 à 1870 il continue à écrire et être publié.
Devenu ardemment républicain, il ne cesse de dénoncer le nouveau régime et refuse l'amnistie que lui accorde Napoléon III en 1859.
Après la chute du second empire et l'avènement de la Troisième République, Victor Hugo revient en France et est élu à l4assemblée nationale qui siège à Bordeaux, où il va donner sa démission de député en pleine séance. Battu aux élections suivantes, il sera élu sénateur de Paris en 1876.
Déçu par l'orientation du nouveau régime il repart durant une année entière à Guernesey puis se mêlera de moins en moins à la vie politique. Il continue à écrire mais à un rythme moins soutenu que lors de ses années d'exil.
Le 22 mai 1885 il meurt, après des funérailles nationales, il est transporté au Panthéon.
Victor Hugo a été le plus populaire des écrivains de son époque.

Bibliographie:

 

Théâtre
1827  Cromwell
1828  Amy Robsart
1830  Hernani
1831  Marion Delorme
1832  Le Roi s'amuse
1833  Lucrèce Borgia
1833  Marie Tudor
1835  Angelo, tyran de Padoue
1838  Ruy Blas
1843  Les Burgraves
1882  Torquemada
1886  Théâtre en liberté (posthume)

 
Romans

1820  Bug-Jargal

1823  Han d'Islande 

1829  Le Dernier Jour d'un condamné

1831  Notre-Dame de Paris

1834  Claude Gueux

1862  Les Misérables

1866  Les Travailleurs de la mer

1869  L'Homme qui rit

1874  Quatrevingt-treize

 
Poésies

1822  Odes et poésies diverses 

1824  Nouvelles Odes

1826  Odes et Ballades

1829  Les Orientales

1831  Les Feuilles d'automne

1835  Les Chants du crépuscule

1837  Les Voix intérieures

1840  Les Rayons et les ombres

1853  Les Châtiments

1856  Les Contemplations

1859  Première série de la Légende des Siècles 

1865  Les Chansons des rues et des bois

1872  L'Année terrible

1877  L'Art d'être grand-père

1877  Nouvelle série de la Légende des Siècles

1878  Le Pape

1879  La Pitié suprême
1880  L'Âne

1880  Religions et religion

1881  Les Quatre Vents de l'esprit 

1883  Série complémentaire de la Légende des Siècles


Recueils posthumes :  

1886  La Fin de Satan

1891  Dieu


Autres textes:
1834  Étude sur Mirabeau
1834  Littérature et philosophie mêlées
1842  Le Rhin
1852  Napoléon le Petit (pamphlet)
1855  Lettres à Louis Bonaparte
1864  William Shakespeare
1867  Paris-Guide 
1874  Mes Fils
1875  Actes et paroles - Avant l'exil
1875  Actes et paroles - Pendant l'exil
1876  Actes et paroles - Depuis l'exil
1877  Histoire d'un crime - 1ère partie
1878  Histoire d'un crime - 2ème partie
1883  L'Archipel de la Manche  
 
Œuvres posthumes:   
1887  Choses vues - 1ère série (mémoires et commentaires pris sur le vif, le titre n'est pas de Victor Hugo)
1890  Alpes et Pyrénées
1892  France et Belgique
1896  Correspondances - Tome I
1898  Correspondances - Tome II
1900  Choses vues - 2eme série
1901  Post-scriptum de ma vie

1934  Mille Francs de récompense
1951  Pierres

Par Mademoiselle Swann
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Lundi 13 octobre 2008

4/10

Résumé:
Maria est une jeune Brésilienne qui rêve comme toute jeune fille d'une vie de princesse de contes de fées: ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants...
Mais ses rêves de prince charmant et de fortune se heurte rapidement à la réalité lorsqu'elle débarque en Suisse attirée par un homme qui lui fait miroiter monts et merveilles. Elle finit par se prostituer une fois pour l'argent facile et finit par tomber, justement, dans le piège de l'argent rapidement gagné mais à quel prix?
Elle compte faire le plus vieux métier du monde quelques temps et repartir une fois qu'elle aura amassé assez d'argent pour le billet de retour mais elle repousse l'échéance pour l'appât du gain. Elle perd son identité en même temps que ses rêves d'amour.
Un homme va bouleverser ses projets mais après tant de déboires elle a des doutes sur la pérénité de l'amour dans un couple, elle se refuse le droit de tomber amoureuse et n'a qu'un but repartir au Brésil retrouver les siens.

Citations:
"J'ai besoin d'aimer, seulement cela, besoin d'aimer. La vie est courte, ou trop longue pour que je puisse m'offrir le luxe de la vivre aussi mal."

"Aimons nous les uns les autres, mais n'essayons pas de nous posséder mutuellement."

"Si je restais, le rêve deviendrait réalité, volonté de posséder, désir que ta vie m'appartienne...Enfin, toutes ces choses qui finissent par transformer l'amour en esclavage. C'est mieux: le rêve."

Mon avis:
Grande déception! Ce livre est bourré de clichés: la jeune Brésilienne un peu inculte, issue d'une famille pauvre et qui pense trouver son "rêve américain" en Europe, bien entendu elle fini par se prostituer mais malgré toutes ces péripéties, son prince charmant l'emmène sur son beau cheval blanc...
Bien sûr il y a aussi le sujet de la sexualité mais enfin...je compare "Onze minutes" à un "Cendrillon" pour adultes.
Pour ma part c'est un mélange qui n'a pas collé! Entre roman à l'eau de rose (genre que je n'affectionne pas!) de roman "érotique" ( pas du tout mon style non plus) un peu puritain et de poncifs à répétition.
En plus, les ouvrages de Coelho nous font en général, réfléchir sur une autre dimension que l'histoire elle-même mais je ne vois pas vraiment où il a voulu amener son lecteur.
Si vous voulez lire un bon Coelho passés votre chemin, ce livre risquerait de vous interdire les portes d'autres de ces ouvrages qui sont eux, bien plus aboutis: "Véronika décide de mourir" et bien entendu, le plus célèbre "L'Alchimiste".

Biographie de l'auteur:

Il est né à Rio de Janeiro au Brésil, le 24 août 1947, d'un père ingénieur. Il fréquente l'école jésuite de San Ignacio, institution austère contre laquelle il se rebelle. Ses parents lui prédissent un avenir d'ingénieur alors que Paulo ne rêve que de théâtre. Il se heurte à son père qui le fait interner dans un hôpital psychiatrique à dix-sept ans. C'est de cette expérience qu'il tirera plus tard l'inspiration pour son livre "Véronika décide de mourir".
Il se mue dans le mouvement hippie des années soixante et en 1970 il quitte Rio pour parcourir le Mexique, le Pérou, la Bolivie, le Chili puis l'Europe et l'Afrique du Nord.
Il revient au Brésil deux ans plus tard où il commence à composer des paroles de chansons populaires.
Emprisonné en 1974 sous prétexte d'avoir commis des gestes subversifs contre la dictature brésilienne il y connait la torture, il se fait passer pour fou grâce à son dossier psychiatrique, et est libéré. A sa sortie, il souhaite vivre plus simplement et devient journaliste, se spécialisant dans la musique brésilienne puis il travaille chez Polygram où il rencontre sa première femme.
En 1978, il quitte sa femme et son travail.
C'est dans le camp de concentration de Dachau que sa vocation d'écrivain prend un tournant majeur, Coelho a une vision qui se transforme en rencontre quelques mois plus tard. L'homme qu'il a rencontré, et dont il préserve l'identité, le réconcilie avec le catholicisme et jouera un rôle clé dans son engagement littéraire.
Il entreprend de parcourir l'ancienne route du pélerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle avec sa nouvelle compagne Christina Oiticica, qui est aujourd'hui sa femme. Il rapporte de ce pélerinage de la matière pour son livre "Le pélerin de Compostelle".
En 1988, il publie le roman qui le rend célèbre "L'Alchimiste". Ce livre s'est vendu à plus de 11 millions d'exemplaires et a été traduit en 41 langues.
Il a vendu 75 millions de livres à travers le monde et ses ouvrages ont été traduits en 62 langues. Il a gagné de nombreux prix littéraires dans divers pays, y compris une mention du prestigieux Prix littéraire de Dublin pour "Véronika décide de mourir".
Paulo Coelho a également créé une fondation pour le soutien des défavorisés du Brésil et s'investit dans de nombreux programmes humanitaires dans le monde, notamment pour l'Unesco.


Bibliographie:
1988  L'Alchimiste
1994  Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j'ai pleuré
1996  Le Pèlerin de Compostelle
1998  La Cinquième Montagne
1997  Manuel du guerrier de la lumière
1999  Conversations avec Paulo Coelho
1998  Véronika décide de mourir
2000  Le Démon et mademoiselle Prym
2003  Onze Minutes
2004  Maktub
2005  Le Zahir
2006  Comme le fleuve qui coule
2007  La Sorcière de Portobello
Par Mademoiselle Swann
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Jeudi 9 octobre 2008

7/10

Résumé:

A Kaboul, se côtoient pachtouns et chiites, ces derniers sont abaissés au rang de moins que rien. Amir est fils d'un riche commerçant pachtoun, il grandit auprès de son serviteur, fils d'un chiite, entre eux se lient une véritable amitié. Hassan voue une fidélité sans borne à son jeune maître et ami, son dévouement est tel qu'il est prêt à se sacrifier pour le défendre. Mais un jour, les rôles s'inversent, Hassan est victime de violences anti-chiites perpétrées par d'autres enfants de son âge mais Amir reste pétrifié de peur et ne lui viendra pas en aide craignant des représailles contre lui alors que son ami se fait agresser. Il ne verra alors dans le visage d'Hassan que l'image de sa propre lâcheté, et ce sentiment le poursuivra des années durant, toujours présent au fil des évènements tragiques qui vont secouer son pays.
Des années plus tard, alors qu'il est exilé depuis son adolescence aux Etats-Unis, il reçoit un coup de téléphone qui lui permettra peut-être de racheter sa faute mais pour cela il doit repartir en Afghanistan, une terre désormais aux mains des talibans qui n'a plus rien à voir avec celle de son enfance mais où les souvenirs de son enfance et les fantômes du passé y sont encore bien présents...


Citations:

"Je lus que mon ethnie, les Pachtouns, avait persécuté et opprimé les Hazaras. Que ceux-ci s'étaient efforcés de recouvrer leur liberté à de nombreuses reprises au fil des siècles, mais que les Pachtouns avaient réprimé ces tentatives avec la plus grande cruauté. [...] Il expliquait que ces massacres tenaient en partie au fait que les Pachtouns étaient des musulmans sunnites, alors que les Hazaras étaient chiites."

"Il avait fini premier parce que les hommes nés pour vaincre triomphent toujours, obligeant les autres à rentrer bredouilles. Il avait l'habitude de réussir, et la diversité des projets auxquels il s'attaquait n'y changeait rien."

"Pour moi, les États-Unis représentaient un pays où enterrer mes souvenirs.Pour Baba, un endroit où pleurer les siens."

Mon avis:

Les dix premières pages ont été un peu laborieuses mais on se plonge rapidement dans l'histoire qui se déroule, celle de deux amis de deux ethnies différentes, celle d'un pays qui n'a pas connu le repos depuis bien longtemps!
Différentes émotions déferlent à la lecture de ce roman, de la rancoeur envers Amir, sa lâcheté, de la pitié envers Hassan... Quelques mots sont restés dans la langue Farsi et même s'ils sont traduits, on a tendance à buter un peu dessus, même si ça contribue à nous plonger au coeur de la communauté Afghane c'est parfois un peu pesant.
En dehors de çà l'ambiance, les paysages, la plongée aux enfers pour Amir et son pays tout entier sont très bien décrits. Certains passages peuvent paraître un peu longs mais les multiples rebondissements donne du rythme au roman et tout cela s'articule à merveille, en bref, un bon roman!

Biographie de l'auteur:

Né à Kaboul, en Afganistan le 4 mars 1965, il vit aujourd'hui en Californie.
Cadet d'une famille de cinq enfants, son père est dilomate au Ministère des Affaires étrangères afgan et sa mère est enseignante en farsi et histoire dans un prestigieux lycée pour filles de Kaboul.
En 1970, son père est affecté à l'ambassade afghane de Téhéran en Iran et en 1976, il est envoyé à Paris. De retour à Kaboul en 1980 alors que l'Afganistan est invahit par les soviétiques, la famille obtient le droit d'asile aux Etats-Unis, ils s'installent alors à San José en Californie.
Après avoir obtenu son bac en 1984, Khaled Hosseini entre à l'université Santa Clara où il obtient une licence en biologie en 1988. L'année suivante, il entre à l'école de médecine de San Diego. Il obtient son doctorat en 1993 et complète sa formation en tant que médecin interne au Cedars-Sinai  Medical Center de Los Angeles en 1996. Il exerce alors sa profession de médecin. Il vit toujours en Califonie avec sa femme et ses deux enfants.
Son premier roman "
Les cerfs-volants de Kaboul" est publié en 2003 et devient un best-seller mondial. Il est primé par le Grand Prix des lectrices de Elle cette même année et vient d'être adapté au cinéma par Marc Foster.
Son second roman "MIlle soleils splendides a été traduit et publié en France en 2007.


Bibliographie:

2003  Les cerfs-volants de Kaboul
2007  Mille soleils splendides
Par Mademoiselle Swann
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Mardi 30 septembre 2008

10/10

Résumé:
Début du XIX éme siècle en Angleterre, la reine Victoria vient de mourir...Les Waterhouse, famille conservatrice, respectueuse des convenances et les Coleman, plus libéraux se rencontrent au cimetière, point névralgique du roman, autour des tombeaux de leurs familles respectives. Maude, fille des Coleman et Lavina fille aînée des Waterhouse se lient immédiatement d'amitié.
Autour de ces deux familles, nous est dépeint une société britannique en mutation, entre traditions et modernité.
Le porte drapeau de cette Angleterre bouillonnante: Kitty Coleman, la mère de Maude,  trouve enfin un sens à une vie qui l'étouffait: le combat des suffragettes pour le droit de vote des femmes. Un début d'émancipation qui marquera aussi le point de départ d'un véritable séisme dans les deux familles...

Citations:
"Et pourtant, je n'aimerais pas être à sa place. Il y a en elle un fond d'amertume qui perturbe tout ce qui gravite autour d'elle."

"Bien sûr que je l'aimais, bien sûr que je l'aime, mais ma vie telle que je l'avais imaginée a fini ce jour là."

"Je lui ai demandé un jour pourquoi elle parlait si peu et la chère petite a répondu: "Au moins quand je parle, vous m'écoutez." "

"Cela ne représente aucun intérêt pour toi, ni pour le moment, ni pour plus tard. Je suis persuadée que celui que tu épouseras, quel qu'il soit, sera tout à fait capable de décider à ta place pour qui voter."

Mon avis:
Un style tout en finesse, agrémentée d'une originalité dans l'écriture, une histoire racontée à plusieurs voix, chaque personnage du roman nous confiant ses pensées, sa façon personnelle de vivre les évènements...
Un très bon roman où l'on s'attache vraiment à chacun des protagonistes: hommes, femmes, enfants, même si les hommes semblent parfois un peu en retrait. Chacun ayant sa manière propre de s'exprimer ou de se taire...tel Ivy May dont la seule confidence se résume dans cette unique phrase: "Par dessus son épaule, j'ai vu tomber une étoile." Notre coeur se met à battre au même rythme que le leur.

Biographie de l'auteur:

Née le 19 octobre 1962 à Washington où elle grandit auprès de son père, photographe pour The Washington Post.
Elle étudie dans le Mariland et est diplômée d'anglais.
Elle part en Angleterre en 1984 où elle commence à travailler dans l'édition, elle y vit toujours avec son mari et son fils.
Elle quitte ensuite son emploi pour prendre des cours de création littéraire. Sa carrière débute en 1997 avec "La vierge en bleu".
Son premier succès vient avec "La jeune fille à la perle" qui sera adapté en film et primé aux Academy Awards en 2004.

Bibliographie:
2002  La jeune fille à la perle
2002  Le récital des anges
2003  La dame à la licorne
2004  La Vierge en bleu
2007  L'innocence
Par Mademoiselle Swann
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Mercredi 24 septembre 2008

9/10

Résumé:

Qui, étant enfant n'a jamais entendu dire par un professeur, un parent..."il faut lire", qui ne connait pas un ami, un frère, une soeur...réfractaire à la lecture, voire au livre lui-même, et vous, aimez-vous la lecture et l'avez-vous toujours aimé?
Voilà tout le sujet de cet essai. Bannir le "il faut lire" pour en faire émerger le plaisir de lire.
On accuse les nouvelles technologies (télévision, ordinateurs, jeux vidéo...) d'avoir fait perdre le goût de la lecture aux jeunes générations et certainement à toutes les générations confondues.
On incrimine les nouvelles méthodes de lecture de ne pas être à la hauteur de faire de nos chères têtes blondes des lecteurs passionnés.
On accuse le manque de temps lorsqu'on devient adulte: les tâches ménagères, le travail, les enfants...non vraiment pas de temps pour la lecture!
Mais si les raisons étaient ailleurs, et si toutes les causes invoquées n'étaient que de faux prétextes? Après tout, quand vous étiez petit, n'aimiez-vous pas écouter la douce voix de papa ou maman conter l'histoire du Petit Poucet , vous endormir bercé par le Petit Chaperon rouge. A cette époque là, vous aimiez les livres? Que s'est-il passé ensuite? Les compréhensions de texte, les commentaires composés, les livres imposés par un professeur très (trop) pédagogue...
Le "il faut lire" a remplacé ce qui faisait de la lecture un plaisir avant tout: la magie, le voyage, l'imaginaire...

Citations:
"Il semble établi de toute éternité, sous toutes les latitudes, que le plaisir n'a pas à figurer au programme des écoles et que la connaissance ne peut qu'être le fruit d'une souffrance bien comprise."

"Et si au lieu d'exiger la lecture le professeur décidait soudain de partager son propre bonheur de lire?"

"Aimer c'est, finalement, faire don de nos préférences à ceux que nous préférons. Et ces partages peuplent l'invisible citadelle de notre liberté."

"Comptez vos pages...On commence par s'émerveiller du nombre de pages lues, puis vient le moment où l'on s'effraie du peu qui reste à lire."

"La question n'est pas de savoir si j'ai le temps de lire ou pas, mais si je m'offre ou non le bonheur d'être lecteur."

"...contrairement aux bonnes bouteilles, les bons livres ne vieillissent pas. Ils nous attendent sur nos rayons et c'est nous qui vieillissons."

"Une des grandes joies du "pédagogue", c'est de voir un élève claquer tout seul la porte de l'usine Best-seller pour monter respirer chez l'ami Balzac."

Mon avis:
Cet essai est un pur plaisir, on se reconnaît au détour d'une page, on voit sur le papier se dessiner le visage d'un frère opposé depuis longtemps à toute page contenant plus de dix phrases...
Un essai qui se déguste et que toute l'éducation nationale et tout parent devrait lire (oups! devrait ce n'est pas le terme à employer ici mais enfin...).


Biographie de l'auteur:


Né au Maroc, Daniel Pennacchioni grandit en Afrique et en Asie du Sud. Dans sa jeunesse, sa scolarité fut particulièrement désastreuse, ce qui ne l'empêchera pas, plus tard, d'obtenir une maîtrise de lettres à Nice. Il enseigne ensuite dans un collège à Soissons puis s'installe à Belleville, qu'il se plaira à décrire dans ses romans.
En 1973, il publie son premier essai, "Le service militaire au service de qui?", un pamphlet sur le service national, sous le pseudonyme de Daniel Pennac pour ne pas nuire à son père officier.
Puis, il commence à écrire pour les enfants. En 1985, il donne le jour à la famille Malaussène avec "Au bonheur des orgres". La saga Malaussène est un succès.
En 1992, il écrit un essai sur la lecture "
Comme un roman".
Il reçoit en 1988, le Prix mystère de la critique pour "La fée carabine" et, en 1990, le Prix du livre Inter pour "La petite marchande de prose".
En 2007, il est lauréat du Prix Renaudot pour "Chagrin d'école" et en 2008, il est couronné par le grand prix Métropolis bleu, pour l'ensemble de son oeuvre.


Bibliographie:

Récit autobiographique

2007  Chagrin d'école

Romans pour enfants
1982  Cabot-Caboche
1984  L'Œil du loup
1992  Kamo : L'agence Babel 
  L'Évasion de Kamo 
  Kamo et moi
  Kamo : l'idée du siècle

Autres romans
1979  Père Noël
1997  Messieurs les enfants
2003  Le Dictateur et le hamac
2004  Merci 

La saga Malaussène :
1985  Au bonheur des ogres
1987  La Fée carabine
1989  La Petite Marchande de prose
1995  Monsieur Malaussène
1996  Des chrétiens et des Maures
1999  Aux fruits de la passion
1996  Monsieur Malaussène au théâtre

Essais
1973  Le Service militaire au service de qui ?
1992  Comme un roman

Livres illustrés
2002  Les Grandes Vacances
La Vie de famille
Le Sens de la Houppelande
Vercors d'en haut : La réserve naturelle des hauts-plateaux
1980  Le Grand Rex
Némo
Écrire

Albums pour enfants
Sahara
Le Tour du ciel sur les tableaux de Miró
Qu'est-ce que tu attends, Marie ?
Bandes dessinées
La Débauche
Tête de nègre

Par Mademoiselle Swann
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Mercredi 24 septembre 2008

6/10

Résumé:

Quel aurait été le destin d'Hitler et par voie de conséquence, du monde, si celui-ci avait été admis à l'Académie des Beaux-Arts et non recalé? Eric-Emmanuel Schmitt, tente de nous donner sa vision de ce qu'aurait pu être cet avenir, en mettant en parallèle la vie d'Hitler telle que nous la connaissons et celle d'Adolf H étudiant la peinture, se libérant de ses névroses...
Pas évident d'imaginer que toute l'horreur de la seconde guerre mondiale aurait pu être évité... Adolf H s'est libéré de "la part de l'autre" en s'accomplissant tant bien que mal dans la peinture, en suivant une psychanalyse éclair avec Freud le soulageant de ses démons. 

Citations:
"Libre, sans pression, débarassé du ridicule, ne craignant pas le commentaire assassin ou la plaisanterie qu'elle ne manquerait pas de faire, il exprimait sa joie, son attachement, son admiration, sa crainte d'être trahi par elle, la panique qu'il éprouvait lorsqu'elle remarquait un autre homme, sa volonté de la tenir prisonnière de son amour à lui, sa certitude de perdre goût à la vie si elle n'était plus là."

"Il avait donc admis qu'Eva Braun pût rôder  dans son entourage, y manger, y dormir, ronger un os au passage, se coucher dans sa niche. Au fond, Eva montrait la tendresse indéfectible d'un chien, toujours heureuse de voir son maître, quand bien même l'avait-il négligée, engueulée, battue. Dans le règne des humains, elle incarnait l'obéissance et l'affection. Mais Hitler éprouvait plus de tendresse pour ses bergers allemands que pour la belle Eva."

Mon avis:
Pour ma part je trouve cela un peu tiré par les cheveux... Le sujet était intéressant quoique difficile à aborder. 
J'ai un peu de mal à penser que ces simples détails dans la vie du jeune Hiltler auraient pu changer le cours de l'histoire. Peut-être que cette difficulté vient du fait que cette page de notre histoire est tellement affreuse et inhumaine qu'on ne peut pas concevoir que celui qui en est la cause aurait pu être un homme comme vous et moi...
Peut-être, en effet mais je trouve qu'Adolf H n'est pas plus humain qu'Hitler mais à un autre niveau. Adolf H est dépeint comme un être sensible, amical, gentil, fidèle en amour comme en amitié, lucide, humble, se remettant en question, peut-être que cet Adolf H est trop lisse, trop parfait, trop gentil pour qu'on y croit, trop éloigné d'Hitler, l'"autre". On arrive pas vraiment à lui trouver de défaut, ni à lui ni à son entourage proche, et quel homme peut se prévaloir de n'avoir aucun défaut? Aucun car personne n'est parfait. Même si Hitler était un homme nous le rejetons en tant que tel, car ce fut un monstre sanguinaire mais Adolf H me paraît trop opposé à son double pour être homme également. 
La lecture de ce roman ne m'a pas été désagréable pour autant, le sujet était je pense difficile à traiter, quelques longueurs dans le récit tout de même, pas le meilleur Schmitt mais sans regret tout de même.

Biographie de l'auteur:


Né le 28 mars 1960, à Sainte-Foy-lès-Lyon, il vit à Bruxelles depuis 2002, il détient la double nationalité depuis 2008 où il a obtenu la naturalisation belge.
Normalien et agrégé de philosophie, docteur, il fait ses débuts dans l'écriture de pièces de théâtre qui obtiennet rapidement un vif succès.
En 1994, il reçoit trois Molières: Meilleur auteur, Révélation théâtrale et Meilleur spctacle.
Suite à ce succès, il quitte son poste de maître de conférence en philosophie à l'université de Savoie pour se consacrer à l'écriture.
Avec son monomogue sur le boudhisme "Milarepa" débute un cycle de récits sur les religions qui deviendra plus tard Le Cycle de l'invisible. En font partie: "Hôtel des deux mondes", "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran créé en 1999 et adapté au cinéma en 2004, et le troisième opus "Oscar et la dame en rose".
Il reçoit le Grand prix des lectrices de Elle en 2000 pour son roman "L'Evangile selon Pilate".
En 2000, l'Académie française lui décerne le Grand Prix du théâtre pour l'ensemble de son oeuvre.
Passionné de musique, il a touché à l'opéra avec la traduction en français de deux oeuvres de Mozard: "Les noces de Figaro" et "Don Giovanni".
En 2006, il écrit et réalise son premier film "Odette Toutlemonde" qui sort en 2007.

Bibliographie:

Romans:
1994  La secte des égoïstes
2000  L'évangile selon Pilate
2001  La part de l'autre
2002  Lorsque j'étais une oeuvre d'art
2004  L'enfant de Noé
2005  Ma vie avec Mozart
2006  Odette Toulemonde et autres histoires
Le Cycle de l'Invisible:
1997  Milarepa
2001  Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
2002  Oscar et la dame en rose


Théâtre:

1991  La Nuit de Valognes
1993  Le visiteur
1995  Golden Joe
1996  Variations énigmatiques
2000  Le libertin
1998  Frédérick ou le Boulevard du crime
1999  Hôtel des deux mondes
2003  Petits crimes conjugaux

Essai:

1997  Diderot ou la Philosophie de la séduction

Par Mademoiselle Swann
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Mercredi 24 septembre 2008

8/10

Résumé:
L'histoire d'une famille au fin fond de l'Italie, avec ses secrets, ses non-dits, son passé parfois lourd à porter et à travers elle la vie de tout un village replié sur lui-même avec ses commérages.

Mon avis:
Un très bon Goncourt, ce qui n'est, à mon avis, pas toujours le cas...!  Ce roman est très bien écrit et l'histoire nous emmène vraiment dans ce village perdu, brûlé par le soleil et qui sent la pierre. Aucune déception, à lire... 

Biographie de l'auteur:



Il est né le 6 juillet 1972 à Paris.
Après des études de lettres modernes à Paris, Laurent Gaudé écrit des pièces de théâtre: "Combat des possédés", "Onysos le furieux"...etc.
Il reçoit le prix Goncourt  des lycéen en 2002 et le prix des libraires en 2003 pour "La mort du roi Tsongor".
Il est également récompensé en 2004 par le prix Goncourt et le prix Jean Giono pour "
Le soleil des Scorta".


Bibliographie:

Théâtre:

1990  Combats de possédés
2000  Onysos le furieux
2001  Pluie de cendres
2002  Cendres sur les mains
2002  Le Tigre bleu de l'Euphrate
2003  Salina
2003  Médée Kali
2004  Les Sacrifiées
2008  Sofia Douleur

Romans:
2001  Cris, Actes Sud
2002  La Mort du roi Tsongor
2004 
Le soleil des Scorta
2006  Eldorado
2008  La Porte des Enfers

Nouvelles:
2007  Dans la nuit Mozambique
Par Mademoiselle Swann
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Mercredi 24 septembre 2008

7/10

Résumé:
Nous sommes propulsés au coeur de la vie de cette famille gitane à laquelle on s'attache et pour laquelle on comprend vite les difficultés quotidiennes: la misère, l'insalubrité, la précarité, l'absence d'éducation, le rejet, l'intolérance et l'incompréhension dont ils sont victimes...mais aussi leurs richesses, des sentiments bruts, vrais, exacerbés: la fierté, l'amour et ce noyau dur qui fait toute leur force: la famille et au coeur de cette famille les femmes et son noyau dur: les enfants.

Citations:
"...comme leur mère qui avait connu le temps des chevaux et des roulottes, ils auraient craché par terre à l'idée d'être plaints."

"C'était une tribu: personne n'était jamais seul et chacun se mêlait des autres."

"Une infirmière passa sans s'arrêter, qui croyait les Françaises plus méritantes et fragiles que les immigrées. Elles accouchent accroupies sans l'aide de personne, dit-elle à sa jeune collègue de garde préoccupée de la bohémienne qui venait d'arriver."

"La vieille faisait la moue. Elle n'aimait pas se laisser dire qu'elle manquait de quelquechose, même si elle savait que c'était vrai."

"Ils n'étaient jamais tendus vers quelquechose, personne n'attendait rien d'eux. Ils traînaient, sauvegardant des apparences qui valaient autant pour eux que pour leurs femmes: leur fierté."

"Il lui sembla qu'aux enfants on ne pouvait déjà raconter les ruptures, les traits qu'on tire sur le passé et les amours qui s'égarent, et que tout cela ne vous tue pas, et peut vivifier ce qui reste en vous d'élan et de sagesse."

"Mais l'injustice libère des forces qui à la fin la dépassent..."

"Si les promesses sont sacrées, celles faites aux enfants le sont plus que les autres..."

"Le bonheur nous rend la beauté et notre âme éclaire notre corps."

Mon avis:
Un roman qui pourrait être un témoignage... 
Des moments poignants: l'accouchement à l'hôpital d'une des jeunes femmes, seule dans sa salle d'accouchement, son mari est trop sale pour rentrer dans le local, le personnel se désintéressant de cette future mère... des moments durs: la perte d'un enfant...des moments de joie: la fierté d'un père qui voit sa fille accéder à l'éducation...
Un bon roman qui aurait mérité une histoire un peu plus aboutie peut-être...
Je n'ai pas vraiment de critique négative à faire sur ce livre mais je n'ai pas été transportée d'où la note peut-être un peu sévère mais malgré tout je n'arrive pas à mettre plus...


Biographie de l'auteur:

Née à Paris le 21 novembre 1967, elle est diplômée d'une école de commerce et docteur en sciences économiques; elle enseigne à l'université d'Orléans.
Mariée et mère de trois enfants, elle reçoit le prix Culture et Bibliothèque pour tous, en 1997 pour son roman "
Grâce et dénuement".
De son vrai nom Cécile Gauriloff, elle a choisi son pseudonyme en hommage à Lewis Carroll auteur de "Alice au pays des merveilles".


Bibliographie:
1993  Le ventre de la fée
1995  L'élégance des veuves
1997 
Grâce et dénuement
2000  La conversation amoureuse
2003  Dans la guerre
2006  Les autres

Par Mademoiselle Swann
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Mercredi 24 septembre 2008

6/10

Résumé:
Le jour où le docteur Starks, psychanalyste découvre dans la salle d'attente de son cabinet une lettre de menace de mort, sa vie paisible, organisée voire ennuyeuse bascule dans le cauchemar. Il doit trouver l'auteur de cette lettre signée par un mystérieux Rumpelstiltskin, s'il ne veut pas mettre en péril sa vie mais aussi celle de ses proches. S'engage alors un jeu morbide de course contre la mort.

Citations:
"Heureux 53e anniversaire, docteur. Bienvenu au premier jour de votre mort."

"J'existe quelque part dans votre passé. Vous avez ruiné ma vie. Vous ne savez peut-être pas comment, ni pourquoi, ni quand, mais c'est un fait. A cause de vous, chaque seconde de ma vie est sous l'influence du désastre et de la tristesse. vous avez ruiné ma vie. Et maintenant, j'ai vraiment l'intention de ruiné la vôtre."

"Alors voici le jeu auquel nous allons jouer. vous avez exactement quinze jours, à compter de demain matin, six heures, pour découvrir qui je suis."

Mon avis:
J'ai eu beaucoup de mal à me plonger dans ce roman pour plusieurs raisons: d'abord personnelles, mon esprit étant occupé ailleurs, ensuite par l'appréhension d'ouvrir un bouquin de près de 700 pages et d'éprouver un ennui mortel au fil des pages et me dire encore 600 pages...courage encore 500 pages...et d'espérer jusqu'à le fin que le roman, comme par magie s'éveille (j'ai connu ce terrible cauchemar avec "Le maître des illusions" de Donna Tartt...c'est frustrant!) et, pour finir je ne suis pas une inconditionnelle des polars et autres thriller...Mais, puisque je ne veux pas me cantonner à un style littéraire, que je suis plutôt curieuse, ouverte d'esprit, et pas complètement réfractaire à ce genre de littérature (même s'il est vrai qu'elle peut me paraître un peu limitée au niveau du récit, du dénouement et plus basique...) je me suis lancée.
Je n'ai pas vécu de révélation littéraire mais je n'ai pas été foncièrement déçue.Ce ne sera sans doute jamais le genre de littérature dans laquelle je me plongerais à corps et à coeur perdu mais bon, essai pas totalement raté mais pas complètement transformé non plus. Je pense faire une nouvelle tentative dans le genre, pas dans l'immédiat, ni avec le même auteur mais j'aimerais avoir un élément de comparaison et ne pas émettre un jugement qui me semblerait hâtif et mal avisé car basé sur un seul roman et heureusement la littérature policière comme les autres littératures ne peut pas se résumer à un seul livre.
En bref, concernant "L'analyste": des passages longs et monotones mais la tension va crescendo. La première partie est monotone, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, j'ai parcouru les pages sans vraiment les lire, avec l'esprit ailleurs, les deux autres parties sont plaisantes sans plus. Un livre sympa, sans plus, pas d'originalités majeures.

Biographie de l'auteur:

Ecrivain de nombreux romans policiers, il est né le 23 juin 1950 à Princeton dans le New Jersey.
Fils de l'homme politique Nicholas Katzenbach, John a été chroniqueur judiciaire pour The Miami Herald et Miami News et journaliste pour d'autres journaux tels que le New-York Times ou le Washington Post.
Plusieurs de ses romans ont été adapté en films dont "Juste cause" en 1995.
Il a reçu égalemnt le Grand Prix de littérature policière en 2004 pour "
L'Analyste".

Bibliographie:
2008  Faux coupable
2005  Une histoire de fous 
2003 
L'analyste
2001  L'affaire du lieutenant Scott
1994  Juste cause
1990  Nuit de terreur
1988  Le voyageur sans visage
Par Mademoiselle Swann
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Mercredi 24 septembre 2008


6/10

Résumé:
Ce livre est un roman inspiré d'un fait divers. Quatre membres d'une famille de fermiers du Kansas sont sauvagement assassinés. Qui est ou sont les auteurs d'un tel acte et quel est le mobile? En effet, la famille est connue pour être très appréciée et sans histoire. Alors qui a pu massacrer une famille entière, femme et enfants compris, qui sont ces personnages odieux, qu'est-ce qui a pu les pousser à  commettre un tel crime?

Citations:
"...les Clutter? Je n'ai jamais entendu dire un mot contre eux; c'était une famille aussi bien vue qu'il est possible de l'être, et si quelque chose comme ça pouvait leur arriver à eux, alors, qui est en sécurité, je te le demande."

"De tous les habitants de ce vaste monde, les Clutter étaient les moins susceptibles d'être assassinés."

"L'émotion serait deux fois moins grande si c'était arrivé à n'importe qui, sauf aux Clutter. N'importe qui de moins admiré. Prospère. Assuré. Mais cette famille représentait tout ce que les gens du pays respectent et apprécient vraiment, et qu'une chose semblable puisse leur arriver, eh bie, c'est comme d'apprendre qu'il n'y a pas de bon Dieu."

"Elle avait été baillonnée avec du sparadrap, mais on lui avait tiré dessus à bout portant, dans le côté de la tête, et l'explosion -l'impact- avait fait sauter le sparadrap. Elle avait les yeux ouverts. Grands ouverts. Comme si elle regardait encore le tueur."

"Eh bien, j'ai jeté un coup d'oeil à Mr Clutter, et c'était difficile de regarder une deuxième fois. Je savais qu'une telle quantité de sang n'avait pas été causée par une simple décharge de fusil. Et je ne me trompais pas. on lui avait tiré dessus, c'est vrai, comme Kenyon, avec le fusil maintenu droit devant le visage. Mais il était probablement mort avant d'avoir reçu le coup de fusil. Ou, de toute façon, mourant. Parce qu'il avait eu la gorge tranchée aussi."

Mon avis: 
Bien entendu le suspense est présent, et la tension est accrue par la véracité du meurtre. Quelques longueurs parfois...C'est une histoire vraie, non un roman policier, à bien des égards: nous connaissons très rapidement le nom des meurtriers, puis le motif, l'arrestation des meurtriers se fait bien avant la fin du livre... Un livre sympa acheté comme histoire vraie, lu comme un policier et qui, malheureusement n'étant ni l'un ni l'autre mais les deux oscille entre deux styles sans en avoir un clairement défini ce qui laisse un peu le lecteur sur sa faim. Pour un polar la conclusion de l'affaire arrive trop vite et il manque un  peu de tension psychologique, pour une histoire vraie je trouve que l'intrigue est trop présente pour ne pas se croire dans un roman...et l'horreur du meurtre en est presque adoucit car on a le sentiment de voir se dérouler une fiction comme on le voit trop souvent à la télévision.


Biographie de l'auteur:









Né à la Nouvelle-Orléans en 1924, Truman Steckfus Persons est élevé en Alabama, après la séparation de ses parents, par ceux qui avaient déjà élevés sa mère orpheline.
Après son remariage, sa mère l'emmène vivre à New-York, il est adopté par son beau-père et devient alors Truman Capote.
Il quitte le système scolaire à l'âge de 17 ans. Ses premières nouvelles sont publiées dans deux magazines féminins.
Face à l'alcoolisme violent de sa mère, il trouve refuge dans une résidence qui accueille les artistes de l'Etat de New-York où il rencontre Newton Arvin, un professeur qui devient son amant mais qui, surtout, lui inculque les connaissances universitaires auxquelles il n'a pas eu accès.
Il écrira une quizaine de nouvelles dont "Miriam" paru dans Mademoiselle en 1945 et qui sera le point de départ de sa reconnaissance dans le milieu littéraire new-yorkais. Son premier roman "Les domaines hantés", publié en 1948, connait un vif succès. Cette même année il rencontre Jack Dunphy, écrivain lui aussi et qui deviendra le compagnon de sa vie.
Il écrit alors des récits de voyage, des scénarios de films.
En 1959, Truman Capote découvre dans le New-York Times un fait divers qui le passionne: le quadruple meurtre d'une famille du Kansas et décide d'en faire un roman-récit qui va lui demander un énorme travail d'enquête. "
De sang froid" est
enfin publié en 1966 et se vendra à des milions d'exemplaires, il marque l'apogée de sa vie d'écrivain mais aussi son déclin à venir: il écrit peu, boit et se drogue.

Bibliographie:
De sang-froid
Cercueils sur mesure
La harpe d'herbes
Les domaines hantés
Un été indien
Petit déjeuner chez Tiffany
Les muses parlent
Musique pour caméléons
Portraits et impressions de voyage
Entretiens
Les chiens aboient
Prières exaucées
L'invité d'un jour
Par Mademoiselle Swann
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